Archive pour la catégorie ‘Le Yoga Intégral de Sri Aurobindo’

Dans son livre, Sri Aurobindo ou l’Aventure de la Conscience, Editions Buchet-Castel, Satprem évoquait comme suit les différents plans de conscience mentale à développer dans notre conscience avant de pouvoir vivre en pleine conscience la conscience Supramentale:

Avant d’atteindre le plan supramental, qui est le commencement de l’h'émisphère supérieur de l’existence, le chercheur traversera diverses couches mentales, ou mondes, que Sri Aurobindo a respectivement appelés, dans l’ordre acsendant, mental supérieur, mental illuminé mental intuitif et surmental (à ne pas confondre avec le supramental). Naturellement nous pouvons employer d’autres termes s’il nous plait, mais ces quatre zones correspondent à des faits d’expérience bien disctincts, vérifiables par tous ceux qui ont la capacité d’entreprendre consciemment l’ascension.

Satprem
Source:
Sri Aurobindo ou l'Aventure de la Conscience
Auteur: Satprem
Editions: Buchet Chastel

Hors si depuis 1956, année de l’ancrage de la Lumière supramentale dans le physique subtil à Pondicherry, en Inde, à travers le travail correspondant dans son corps physique vivant par Douce Mère, il n’est plus nécéssaire d’ascender au plan supramental au-delà de notre monde pour pouvoir « bénéficier » de la Lumière Supramentale présente dans l’atmosphère physique subtile de notre monde, notamment comme principalement dans l’atmosphère physique subtil de la ville de Pondichery en Inde, par contraste il n’en demeure pas moins que le développement de notre conscience mentale jusque son sommet surmental et au-delà est nécéssaire si nous aspirons vivre en pleine conscience la Conscience Supramentale…

Car si bien la Conscience Supramentale n’est pas une conscience mentale supérieure sinon, comme l’indique le préfixe « supra », la Conscience divine au-delà du sommet évolutif de la conscience mentale la plus élevée qu’est le plan surmental, par contraste l’être humain étant un être mental incarné dans un corps animal humain vivant alors c’est depuis l’être mental et de son développement ascendant correspondant que chacun de nous sommes amenés à commencer notre cheminement d’être conscient en évolution.

Tel que Sri Aurobindo l’indique de façon claire dans le quatrième tome de son ouvrage littéraire sur le sujet, la synthèse des Yoga, le mental est l’instrument le plus conscient dans notre nature humaine vivante dont se sert l’esprit en nous pour son expérience de la vie corporée dans notre monde; et en tant que tel le mental dans la nature humaine vivante actuelle est l’instrument le mieux adapté comme le mieux développé dans notre nature humaine vivante actuelle pour que de façon consciente notre esprit commence la conscientisation et l’exploration de la nature multidimensionnelle de notre existence corporée vivante…

A ce titre, le silence mental dont il est question dans le Yoga Intégral de Sri Aurobindo, cela n’a absolument rien à voir avec de l’inertie mentale, et ni non plus il ne s’agit pas de rejeter le mental et son fonctionnement ni ses capacités et qualités…

Par contraste, pour que notre mental devienne un instrument parfait de l’action descendante de l’aspect de la Shakti Supramentale (ce qui prend le nom de « la Force de Mère » dans ce Yoga) qui oeuvre la conscience humaine vivante pour sa purification correspondante à des fins de sa spiritualisation puis divinisation correspondantes, pour cela donc il est nécéssaire que notre mental, sur tous ses plans, depuis le mental cérébral jusque le mental surmental, devienne un mental répondant uniquement comme exclusivement à l’action de la Lumière Supramentale pour pouvoir servir l’oeuvre Transformation Supramentale dans notre monde…

Un don de Soi au Divin donc, que l’être mental incarné dans un corps animal vivant qu’est l’être humain vivant aspirant servir le processus de la Transformation supramentale de notre monde se doit de réaliser jusque sa source et sommet évolutif qu’est le plan surmental. Ou soit dit ce qu’on appelle aussi le domaine des Dieux, qui n’est pas en tant que telle la sphère divine de l’existence sinon la sphère la plus haute de hémisphère inferieure de l’existence, et qui fait donc frontière avec l’hémisphère supérieure de l’existence en laquelle a son existence l’Etre Conscient Supramental de l’existence…

Car s’il est bien entendu que l’être mental incarné dans un corps animal vivant qu’est l’être humain n’est pas ce qui devient un être supramental dans le processus de Transformation Supramentale initié par Sri Aurobindo, par contraste l’être mental qu’est l’être humain est à même de mettre au service de l’oeuvre supramentale ses qualités d’être mental, et ainsi devenir un pont de conscience entre notre monde physique tel qu’il est actuellement et le monde supramental à venir…

Pour que cette ascension évolutive de son mental soit possible, l’être mental incarné dans un corps animal vivant qu’être l’être humain doit donc se donner pleinement, au-delà de toutes revendications et besoins mentaux personnels, à l’action de la Lumière Supramentale dans notre monde, et ce sur tous les plans mentaux de son être mental, c’est à dire jusque la source de son être mental qu’est le plan surmental de l’existence…

C’est alors ainsi et par ce biais de la purification de son être mental sur tous les plans correspondants de sa manifestation jusque le plan surmental, que l’être conscient que nous sommes passe à se libérer de son identification et dépendance à notre être mental (toutes dimensions mentales confondues) pour devenir un esprit libre (me pas confondre esprit et mental ici), mais sans que le propos de cette libération de notre esprit soit une finalité en soi pour une résorption de notre être conscient dans une extase nirvanique Transcendante, sinon pour que notre esprit deviennent l’instrument parfait au service de la manifestation divine pour le Divin dans la Création…

La pacification du bruit mental personnel récurrent que fait notre moi mental humain dans notre tête en permanence est alors le point de départ de ce processus du changement de sphère d’être de l’être conscient en développement évolutif que nous sommes au-delà d’être un être mental, un être vital et un être physique corporés du nom d’être humain vivant, afin que cet être conscient véritable que nous sommes passe à avoir son siege dans la conscience divine de l’être divin de notre existence corporée humaine vivante, et ainsi servir le propos de l’oeuvre Divine pour le Divin et non plus servir la satisfaction et les besoins personnels de l’être mental, de l’être vital et de l’être physique corporés de notre nature humaine vivante…

Simplement, le propos de cette pacification mentale cérébrale de base n’est pas une inertie mentale ni cela ne consiste pas à rejeter notre être mental et ses qualités mentales, comme par exemple la qualité mentale de discrimination, sinon que cette pacification première participe du développement évolutif de l’être mental dans notre nature humaine vivante jusque sa source et sommet évolutif, le plan surmental, en même temps que cette pacification première du mental cérébral de notre être mental cela participe du changement de sphère de notre être conscient en évolution, qui passe alors, progressivement, à exister et à dépendre de la sphère mentale de l’existence de son être mental à vivre dans la sphère divine de l’existence du Divin dans la nature humaine corporée vivante…

Vient un moment où la purification de l’énergie vivifiante de l’esprit absorbée en l’être extérieur amène l’être extérieur de cette nature à se « tourner » vers l’être intérieur. La paix océanesque de la présence vivante sans nom, dans le prodond en arrière du centre cardiaque, commençant alors en retour à imprégner aussi la nature extérieure mentale vitale et physique…

Il n’existe pas à proprement parlé de technique de méditation définie de façon fixe dans le Yoga de Sri Aurobindo, sinon que chaque pratiquant de ce Yoga est libre de trouver et de pratiquer la forme de méditation qui le mieux correspond à sa conscience, nature et corps humains.

Ce qui par contre fait partie intégrante de ce Yoga de Sri Aurobindo, c’est que la pratique de la méditation n’est pas limitée à un état de passivité physique assis sur son coussin, sinon que l’état intérieur de méditation devient l’état constant dans lequel demeure l’esprit du pratiquant de ce Yoga y compris durant les activités courantes et quotidiennes de la vie en société, aussi futiles ces activités puissent-elles parraître, le développement et l’émergence de l’être conscient libre (non conditionné) en potentiel d’évolution dans la nature humaine vivante étant la base de ce Yoga …

Le but du Yoga est de pénétrer dans la Présence et Conscience divine et d’être possédé par elle, d’aimer le Divin pour le seul amour du Divin, d’être accordé dans notre nature à la nature du Divin, et d’être dans notre volonté, nos oeuvres, et notre vie l’instrument du Divin. Son but n’est pas de devenir un grand yogin ou un surhomme (bien que cela puisse arriver), ni d’empoigner le Divin au profit de la puissance de l’ego, de son orgueil ou de son plaisir. Il n’a pas pour but moksha, bien que par lui la libération vienne, et que tout le reste puisse venir aussi, mais ce n »est pas à cela que nous devons viser. Le Divin seul est notre but.

Aborder ce yoga avec pour but de devenir un surhomme serait faire acte d’égoisme vital qui condamne lui-même à l’échec. Ceux pour qui cette préoccupation passe au premier plan tournent imanquablement mal dans le domaine spirituel comme dans tous les autres domaines.

Sri Aurobindo

La pratique du Yoga Intégral, Introduction, le but, page 57 et 58.

La proposition du Yoga de Sri Aurobindo consiste  en premier lieu en ce que chacun de nous, aspirant à la Transformation de notre terre et humanité, nous fassions  le travail nécéssaire dans notre propre nature vivante pour que celle-ci, de façon intégrale, mentale vitale et physique, passe à être une nature humaine aspirant au Divin. Et ainsi une fois notre propre nature vivante passée intégralement, comme volontairement, et donc consciemment, sous la direction divine intérieure, soit préparée pour recevoir, d’en haut, les éléments spirituels nécéssaires dans le corps pour la Transformation supramentale…

C’est alors une fois ces éléments spirituels mis en place dans le corps mental vital physique, sous la guidance paisible et sage de la présence divine intérieure sans nom, que chacun des aspirants pourra porter en sa propre nature humaine  vivante ce qui demande d’être transformé dans notre terre et chez notre humanité, pour que le règne supramental prenne corps à son tour dans notre monde…

En quelque sorte, le Yoga de Sri Aurobindo rend possible à grande échelle ce qui n’a été possible jusque alors que par un ou deux êtres, avatars du Divin, préparés en conséquence par le Divin pour cela.  

C’est alors bien évidemment un Yoga qui demande non seulement d’être honnête avec soi-même, et surtout de faire preuvre de la plus grande humilité possible. Ceci afin de ne pas tomber sous l’influence des forces des mondes intermédiaires, qui sont sans arret promptent à nourrir un ego correspondant dans la conscience humaine vivante protagoniste afin d’en faire leur véhicule d’action, le tout en entretenant un être humain dans l’illusion d’être spécial, supérieur et un élu particulier aux yeux de la Mère divine dans notre monde…

Expérience à l’appui, c’est un Yoga qui consiste en un véritable travail de fourmis s’étalant sur de longues années plus qu’autre chose, et qui demande donc, pour son pratiquant, de cultiver une patience et une ouverture d’esprit à toute épreuve. Et au lieu de se préoccuper du résultat personnel ou collectif possible à venir c’est un Yoga qui demande, de la part de son pratiquant, une totale concentration et consécration, dans l’instant présent, en et à la présence divine, ainsi biensûr qu’ une absence d’attachement et de recherche de glorification personnelle des qualités mentales vitales physiques et spirituelles participants de sa propre nature humaine vivante dont la pratique de ce Yoga rend le développement accéléré…

De façon évidente là aussi, en regard à la structure et au fonctionnement mental vital et physique egotisés, depuis la tendre enfance,  de notre nature humaine vivante dans notre monde encore actuellement, ce n’est pas du jour au lendemain, sauf peut-être rare exception, qu’un pratiquant de ce Yoga parvient à cet état intérieur adécuate pour le bon cours de ce Yoga. Au contraire, c’est un cheminement Yoguique qui est régulièrement  »semé » de mini-chutes sur le chemin, mettant à chaque fois devant les yeux de son pratiquant ce qui demeure encore à oeuvrer dans sa nature mentale vitale et physique, sur le moment, pour que celle-ci passe  à être de façon intégrale sous la guidance divine intérieure pour sa préparation spirituelle avant que la Transformation supramentale ne puisse commencer…

Expérience à l’appui là aussi,  s’appesantir sur les difficultés et la présence récurente des dites mini-chutes personnelles sur le chemin ne fait qu’entretenir le pratiquant de ce Yoga dans un état de non réceptivité à la Lumière et de dépendance aux états egotisés de sa nature humaine mentale vitale physique. Alors que dans le même temps, pragmatisme oblige, c’est lorsqu’un pratiquant de ce Yoga se laisse aller, inconsciemment, à s’appesantir sur les dites difficultés et souffre personnellement des mini-chutes récurrentes qu’il vit sur le chemin qu’un pratiquant de ce Yoga devient aussi à même de constater que ce  n’est pas une attitude qui favorise l’oeuvre de la Lumière dans son corps vivant, ni non plus dans notre monde et humanité interdépendance oblige… 

Ouvrer à maintenir, de façon insistante, quelques soient les mini-chutes vécues sur le moment, la concentration de son esprit et de sa conscience en la présence divine paisible intérieure sans nom, est alors la voie que Sri Aurobindo et Douce Mère ont mis en avant comme étant la plus « sure »  sur le chemin, qui rend possible la continuité de sa pratique de ce Yoga, d’année en année, pour son pratiquant, et ceci même en traversant de façon récurrente des minis périodes d’obscurité et de dépendance momentanée (toujours plus courtes d’année en année) aux aspects égotiques toujours existants de sa nature humaine mentale vitale physique vivante.  

Un cheminement qu’il m’est donné de vivre et de mettre en partage sur ce blog, mais sans esprit de dogme ni aucune volonte d’enseignement sur le sujet sinon uniquement dans un esprit de témoignage sur le chemin…

 Nous ne sommes pas des clones ni non plus le propos de l’évolution ce n’est pas de faire de nous tous des clones les uns des autres…

C’est aussi en cela que le chemin yoguique ouvert par Sri Aurobindo diffère d’autres chemins yoguiques antérieurs, dans la mesure où si la Transformation Supramentale concerne la Terre entière, dans le même temps, dans la nature humaine vivante, cette Transformation Supramentale de notre terre dynamise la naissance d’une ame divine individuée dans chaque être humain vivant…

Hors, expériences et observations à l’appui, l’individualité mentale vitale physique humaine de notre être extérieur, ou la personnalité psycho-affective comme on dit aussi, n’a qu’une seule et unique vie et une utilité temporelle dans le processus de l’évolution de la Conscience dans notre monde. Une personnalité qui est amenée à être dissoûte donc, alors que par contraste cette individualité phénoménale de surface est, en son essence qualitative, le ferment temporel de surface de la création et naissance, par le Divin, d’une ame divine individuée vivante dans le corps humain vivant, ou soit dit ce que Sri Aurobindo qualifiait d’être psychique (rien à voir avec le sens de mental subtil qui est donné au mot psychique en occident)…

L’existence et la différenciation de cette personnalité de surface a donc bien son utilité encore aujourd’hui, au-delà de la volonté des gouvernants actuels de notre société d’en faire la personnalité clonique de la majorité des êtres humains vivants pour le profit exclusif d’une minorité d’ego hypertrophiés désireux d’organiser la vie des êtres humains dans notre monde…

Tel que Sri Aurobindo l’a mis en valeur, cette Création physique universelle est le bol alchimique de la manifestation du Divin multiple…

Si donc les personnalités du Surmental, les Dieux du panthéon commme on dit, sont à l’origine de l’apparition de différentes races d »êtres humains les représentants chacun, avec les différentes consciences collectives correspondantes, dans le cours historique de l’apparition et développement de notre humanité, par constrate le but et propos de cette Création physique universelle n’est pas de créer une race clonique d’êtres humains qui vivraient et se comporteraient d’une seule façon clonique unique organisée par des egos hypertrophiés se croyant indispensables au bon fonctionnement de notre société humaine…

L’existence d’une personnalité humaine psycho-affective différente et unique dans la nature humaine vivante participe au contraire de la manifestation du Divin multiple dans notre monde.

Si ce n’est que, comme exprimé auparavant, cette personnalité de notre être de surface n’est pas destinée à perdurer, sinon que son existence temporelle personnalisée participe, en son essence qualitative, de l’apparition d’une ame divine individuée dans le corps humain vivant…

Simplement au début, et pendant tout le temps nécéssaire à la préparation de l’être intérieur, êtres humains nous vivons notre esprit en dépendance à cette personnalité mentale vitale physique de surface. Et en conséquence de quoi, durant cette époque préparatoire intermédiaire de notre être intérieur, nous n’avons à notre disposition que le mental pensant sentant de notre personnalité de surface pour percevoir, apprécier et juger de façon valorisante personnelle, dans un sens ou dans un autre, les formes et les mouvements de la vie dans notre monde, dont notamment les autres formes de vie humaine…

Hors si la volonté, de notre individualité phénoménale de surface, mentale personnelle d’organisation de la vie des êtres humains dans notre monde n’est pas une tare en soi sinon uniquement le reflet de la structure et fonctionnement du mental de notre individualité mentale vitale physique de surface, par contre ce même mental de surface peut tendre très facilement à de la dictature lorsqu’il est convaincu que sa vision mentale personnelle de l’organisation de la vie humaine en société est la meilleure pour tous…

La proposition du Yoga de Sri Aurobindo allant au-delà du seul entretien temporel de l’existence dynamique du mental organisateur de notre individualité de surface, la première phase de la Transformation dans ce Yoga consiste à quitter notre existence en dépendance à notre individualité phénoménale mentale vitale physique de surface pour passer à vivre dans notre être intérieur.

Etat de chose, vivre dans notre être intérieur, qui demande alors que notre être intérieur soit suffisamment développé pour pouvoir prendre à son tour les rennes de notre existence humaine corporelle mentale vitale physique…

A la différence de la nature mentale vitale physique personnalisée de notre individualité de surface, notre être intérieur, qui est aussi un être mental vital physique, vit en contact directe avec l’étincelle impersonelle du Divin dans le corps humain vivant. Ainsi que c’est notre être intérieur qui est le ferment principal en contact direct avec le Divin pour la formation et naissance d’une ame divine vivante individuée dans notre nature humaine vivante…

La perception et la relation avec la vie, ses formes et ses êtres vivants que vit notre être intérieur ne sont pas celles séparées et divisantes propres à la nature de notre individualité mentale vitale physique de surface, mais surtout le sens de l’unité que vit notre être intérieur n’a absolument rien à voir avec le sens mental d’unité que vit notre individualité de surface, dans la mesure où la dite unité que vit notre être intérieur est celle de la nature du Divin présent dans le corps humain vivant…

Vivre dans notre être intérieur est donc ce qui permet de vivre en hamornie les uns avec les autres, et cela dans le respect de l’individualité de chacun mais tout en vivant dans le même temps en unité divine les uns avec les autres…

Vivre chacun de nous dans notre être intérieur est alors ce qui en terminera avec la nécéssité de l’organisation d’une majorité servile par une minorité prétentieuse concernant notre humanité…

Le seul hic, pour le dire ainsi avec des mots, pour que cette vie dans l’être intérieur soit généralisée dans notre société humaine, c’est d’une part que le dit être intérieur demande d’être suffisamment développé pour ce faire, et d’autre part les forces conservatrices, plus souvent qu’autre choses représentées par les gouvernants politiques actuels de notre société humaine actuelle, ces forces conservatrices donc font tout absolument ce qui est en leur pouvoir pour maintenir notre esprit dépendant de notre individualité de surface et ainsi pouvoir mieux contrôler la vie humaine…

Les dites forces conservatrices étant les représentantes de la formation et développement passés de la structure et fonctionnement du corps de l’être humain vivant, mais qui, comme des parents possessifs, se refusent toujours, certaines d’entre elles pour le moins aujourd’hui, à laisser leur enfant humain corporé prendre son envol, et d’où leur appelation de forces conservatrices, ou forces adverses comme on dit aussi dans ce Yoga…

Si nous parlons du Yoga Intégral de Sri Aurobindo,  il s’agit de l’action « descendante » de la force de Mère (la Shakti Divine) qui agit dans le corps humain vivant, corps mental vital physique, pour y incarner de plus en plus la Lumière.

Hors cette action descendante rencontre dans chacun de nous des résistances et des déviations de nature différente, en tant que c’est la structure et le fonctionnement mental vital physique personnalisé de notre corps humain qui tend à récupérer à son compte la Lumière ainsi incarnée, avec ce que cela implique d’une plus grande activité mentale ou vitale ou physique selon que la conscience humaine protagoniste est à dominance mentale ou vitale ou physique…

Cette plus grande activité mentale ou vitale ou physique est alors ce qui demande d’être « maîtrisée » en premier lieu, dans le cadre de la pratique de ce Yoga, afin de laisser la force de Mère oeuvrer librement selon sa vision divine de ce qui demande d’être transformé dans la nature humaine protagoniste de la pratique de ce Yoga…

 Maîtrise ne signifiant pas aniquiliation, ce n’est pas une absence d’activité mentale vitale et physique ce dont il s’agit dans ce Yoga sinon d’un activité mentale vitale et physique qui passe d’être celle d’une personnalité humaine au service de son je-moi humain à devenir celle de la Lumière au-delà de toute la structure et du fonctionnement personnalisés de la personnalité humaine… 

C’est là, pour ainsi dire, la difficulté à la base de ce Yoga. Dans la mesure où la structure du corps mental vital physique humain actuel est faite pour fonctionner sur un mode mental vital physique personnels, avec pour véhicule une personnalité mentale vitale physique correspondante dont un je-moi mental vital physique est le fer de lance et la motivation principale de son existence mentale vitale physique personnelle dans notre monde…

Si donc, depuis l’oeuvre de Sri Aurobindo et de Douce Mère dans notre monde, il n’est plus nécéssaire aujourd’hui d’ascender au plan Supramental pour pouvoir être « touché » par la Force Supramentale, qui fait aujourd’hui partie des forces en présence dans notre monde, par contraste il est encore plus nécéssaire un auto-apprentissage du comment laisser cette Force oeuvrer dans nos corps sans qu’il n’existe `plus ni d’interférences ni de récupérations personnelles mentales vitales et physiques reflets de la structure et fonctionnement de notre personnalité humaine et de son je-moi humain correspondant…

Etre touché par la Lumière Supramentale présente dans notre monde n’est alors biensûr pas du tout synonyme de Transformation Supramentale du corps mental vital physique, sinon que ce « touché », une fois conscientisé dans la nature humaine protagoniste, devient le point de départ de la possibilité d’une Transformation Supramentale du mental, puis du vital et du physique humain vivant. Le physique ne pouvant pas vivre la Transformation Supramentale tant que le mental et le vital n’ont pas déja au-préalable été transformés en conséquence…

De par la présence dans notre monde de la Force Supramentale, ce ne sont pas une ou deux personnes humaines en particulier qui sont « touchées » par la Force Supramentale présente dans notre monde sinon toute notre terre jusque dans ses fondements subconscients collectifs.

Cette action généralisée de la Force Supramentale présente dans notre monde étant alors aussi à l’origine de ce que les forces en présence issues des plans du mental, du vital et du physique tendent à récupérer cette Force nouvelle pour la réalisation de leur ambitions mentales et désirs vitaux à travers les êtres humains dans notre monde…

Dans le silence paisible de ta Présence sans nom, il m’est donné de vivre ton doux sourire présent derrière les mouvements et les formes de la vie dans notre monde.
Combien de fois avant cela les jugements, la colère, les critiques, la souffrance personnels m’ont caché la présence de ta joie sous-jacente, alors que mon esprit encore inconscient de ta présence dépendait de la structure et fonctionnement de ma personnalité humaine pour sa perception et expérience des dits mouvements et formes de la vie…

Immergé dans le silence de ta Présence paisible sans nom, il devient aisé de demeurer détaché des pensées, sentiments et sensations personnels structurant et faisant fonctionner la personnalité du corps.

Exister continuellement immergé dans le silence de ta Présence paisible sans nom, c’est pouvoir vivre de façon dynamique la vie de tous les jours sans plus aucune dépendance à ses mouvements phénoménaux…